Sanctuaire - 2 - L’alliance des hérétiques

mardi 6 mars 2012
par  sylvain
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Après la défaite de toutes les marines réunies pour défaire celle du Royaume de Charis, et la mort du Roi Haraald, Cayleb est devenu le souverain régnant de Charis. Seul à s’opposer à la puissance de l’église de Dieu du Jour Espéré, cette église crée il y a 9 siècle par les Archanges qui ont créé la civilisation de la planète Sanctuaire.

Mais Cayleb est un fin politique, malgré son jeune âge, et les capacités de Merlin, l’être qui joue le rôle de son garde du corps sont réellement impressionnantes... car appuyées sur une technologie que plus personnes, sauf Merlin, ne connait.

Aidé de Merlin, Cayleb se lance donc dans une grande stratégie d’alliance avec les moindres de ses anciens opposants. Mariage, alliance de familles, tout y passe.

Mais d’un petit royaume insignifiant, l’intelligence de Cayleb et la puissance technologique de Charis, comme les voiles triangulaires et les canons rayés, ont transformé un tout petit royaume en Empire qui fait trembler les plus hautes puissances de l’Eglises.

Au point que celle-ci déclare la Guerre Sainte.


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mardi 3 avril 2012 à 22h46, par  sylvain

Dans la plupart de ses opus, M. Weber utilise ses connaissances des combats naval d’antan en les replaçant dans un univers galactique. Ce n’est pas idiot, puisque de toute façon, pour chaque arme il y a un bouclier, et que le combat n’est finalement qu’une science de positionnement tactique.

La série des "Honor Harrington" use cette ficelle (en la matière, c’est un boot ou une amarre, au moins) jusqu’à la corde. Mais un petit zeste de féminisme, quelques touches de technologies et un peu d’étrange font une soupe plutôt correcte, parfois même bonne.

Ici, M. Weber pousse encore plus loin l’usage de ses connaissances du haut-moyen âge européen : sur une planète lointaine et dans un futur lointain, l’humanité résiduelle revit le moyen-âge, y compris son fanatisme religieux et son organisation politique féodale. Mais un être du passé de cette civilisation (donc de notre futur) distille par petites touches un savoir technique limité, mais qui donne l’avantage tactique aux bons.

Et le pire est que M. Weber en fait 400 pages comme pour rire, rien que pour le tome 2. Heureusement qu’il se passe quelques bagarres, et que le style de M. Weber, sans être digne d’apologie, est bien agréable.

Et ce qui est le plus amusant, finalement, c’est de penser qu’il est possible de vendre comme de la science-fiction une oeuvre à connotations (enfin, d’assez loin) historique. Comme quoi l’histoire européenne est une source infinie d’inspiration et d’exotisme, pourvu qu’on la regarde d’assez loin. Quand M. Weber tentera l’usage des tableaux de Bruegel l’Ancien, ce sera probablement encore plus rigolo.