L’agenda des plaisirs

vendredi 22 avril 2011
par  sylvain
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Dès sa sortie de la faculté, André a été embauché par une banque prestigieuse. Le premier jour, Nathan, son grand patron l’invite à déjeuner, le drague puis le baise. Le charisme et l’expérience de cet homme brillant plaisent réellement à André, qui tombe amoureux. Nathan, de son côté, est séduit par l’intelligence et la fougue d’André.

Rapidement, Nathan présente sa femme Sybil à André. Un peu désoeuvrée, celle-ci se laisse séduire par André, qui la saute. Commence une relation à trois, complexe à organiser pour André, car il lui faut jongler avec la susceptibilité de Sybil et la tendresse de Nathan.

André complète cette vie par quelques aventures d’un soir. Martha, la secrétaire de Nathan, y passe un soir. Pas de chance, le préservatif se déchire. Quelques gays, aussi, André ayant découvert son goût pour la sodomie.

Et Madhu, le Grand Amour qui l’avait plaqué, deux ans auparavant, pour se marier avec un Indien, comme sa famille le lui demandait. Qui repasse par New-York et vient rechercher de la tendresse et du plaisir dans les bras d’André.

Puis Martha lui annonce qu’elle est enceinte, et qu’elle va garder l’enfant. Son enfant. Au moment ou Sybil et Nathan veulent chacun présenter à l’autre leur amant.

André découvre ainsi que vieillir, c’est aussi affronter ses choix, pour le pire, mais aussi souvent pour le meilleur.

J’ai lu ce livre grâce à Blog-0-Book. Merci à eux.


Commentaires  (fermé)

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vendredi 22 avril 2011 à 00h27, par  sylvain

En fait, c’est surprenant. L’accroche est suggestive, le résumé laisse envisager un livre cru.

Mais en fait, si l’on excepte quelques très courts passages, peu de sensualité dans cet opus. Tout au plus quelques termes "cliniques", qui osent parler du plaisir qu’on peut ressentir à être sodomisé, ou à donner du plaisir à sa partenaire avec toute la main. Mais ce n’est pas l’essentiel.

En fait, l’histoire, et ce qu’elle raconte sur notre vie sociale, est plus amusante. André est amoureux, Nathan aussi, le lieu (New-York) permet l’expression de cet amour. Mais Nathan, plus âgé, à besoin de temps pour évaluer l’impact de cette possibilité sur sa vie, et André, très jeune, à besoin de séduire.

Deux solitudes d’hommes, finalement mal à l’aise pour s’épanouir dans cette société. Mais aussi deux solitudes d’hommes, jouisseurs et profiteurs de la position qu’ils occupent, cadre arrivé ou cadre à potentiel, gagnant bien leur vie, prêts à toutes les aventures du moment que le plaisir est au bout.

Et en contrepoint, deux solitudes de femmes, Sybil trop exigeante, et Martha trop arrangeante pour trouver des équilibres avec ces hommes nouveaux, qui baisent avec tout ce qui peut leur amener du plaisir. Et pour qui la procréation n’est plus réellement une question.

C’est agréable à lire, bien écrit et rafraichissant. L’intrigue de ce ménage à trois poussé à bout, de sa création à son explosion, exprime bien l’évolution de nos modes de vie. Une parcellisation des moments de vie, que l’on gère comme un emploi du temps, incapables que nous devenons de créer une réelle relation aux autres.

Mais Mme Dawesar aurait pu rehausser le livre d’un peu plus d’érotisme, cela n’aurait rien gâché.

Merci à Blog O Book et aux éditions Héloïse d’Ormesson pour la lecture de ce livre.

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