Noir

dimanche 10 février 2008
par  sylvain
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Los Angeles est en pleine décadence. Les grandes compagnies tiennent l’ensemble de l’économie et de la vie sociale des vivants et même des morts, que l’on sait maintenant continuer à exploiter encore après le décès... La seule possibilité de s’enrichir est de créer du nouveau, et partant, la seule richesse est le droit d’auteur.

McNihil est asp-ion, sorte de policier dédié à la suppression des délits de contrefaçon. Suppression à la fois du délit, et du criminel, d’ailleurs, et de préférence avec le maximum de souffrances, pour l’exemple et l’édification des autres.

Mais Mc Nihil est un vrai flic, un peu à l’ancienne, à la Bogart. Aussi, lorsque un cadre prometteur de la firme DynaZauber est retrouvé mort, c’est à Mc Nihil que Harrish, le grand Patron, s’adresse pour vérifier si les vivants et les errants n’ont pas de souvenirs du mort.

Mais Mc Nihil n’est pas si facile à manipuler, et il n’a pas grand chose à perdre, sa femme étant déjà depuis de longues années une morte qui l’attends. Aussi, il prends son temps, et traite cette affaire comme il en a envie. Presque moralement, en fait...


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dimanche 10 février 2008 à 20h57, par  sylvain

Il s’agit tout d’abord indéniablement d’un polar. Dans ce genre littéraire, cet opus n’a vraiment rien d’extraordinaire.

En dehors des effets spéciaux, l’intrigue est simple : il convient de répandre un virus permettant de modifier quelques circuits synaptiques, modification qui entraine la dépendance à des stimuli visuels. On imagine le carton pour la chaine de télé (avec abonnement) qui dispose du bon algorithme pour créer les bonnes images. Heureusement, le (bon) flic, piégé par le méchant pour remplacer celui qui devrait répandre ce virus, se doute de quelque chose, et s’arrange pour ne pas répandre le virus, tuer le méchant, et sauver la princesse.

C’est même une idée qui aurait surement pu donner, avec une écriture plus conventionnelle, un opus de qualité. Il y a bien longtemps, j’avais lu un truc un peu similaire, avec des révolutionnaires qui cherchaient à répandre un virus à travers l’eau potable. Cela faisait frissonner, même si je ne me rappelle plus le titre du livre.

Mais quelle tristesse que cet essai d’utilisation d’un futur glauque pour y placer le déroulé du livre. On ne peut pas dire que cela relève de la SF, car finalement, rien n’est vraiment "scientifique", ni de près, ni de loin.

Et cela ne relève pas non plus du classique "fantastique", encore que ça s’en rapproche assez (mais les elfes sont laids et méchants). On est dans une sorte d’anticipation peu crédible, dans laquelle des choses "bizarres", comme la survie des morts pour rembourses les dettes, sont possibles, mais ou une vie "normale" à nos yeux n’a plus cours.

Certains s’emparent de cette liberté d’imagination pour créer des mondes absurdes, mais au moins cohérents, ou drôles. Là, c’est glauque, imprécis, et pas marrant. Et décalé de l’intrigue, de plus, comme si les détails de ce nouveau monde formaient un livre indépendant de l’histoire.

Pour tout dire, je n’ai pas trop aimé. Mais il faut quand même reconnaitre que le titre annonce réellement la couleur : c’est vraiment noir.

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