2001 - Cosmétique de l’ennemi

samedi 30 juin 2007
par  sylvain
popularité : 100%

Jérôme Angust attendait tranquillement son avion, en retard, lorsqu’un passant, Textor Texel, l’interpelle et lui raconte sa vie, grotesque.

Aucun des efforts de Jérôme ne peut arrêter la logorrhée de Textor. Petit à petit, une histoire plus complexe se met en place entre ces deux protagonistes.

Autour d’une personne, morte assassinée quelques année auparavant, et qui semble chère à ces deux hommes. Que chacun à aimé, à sa manière, sauvage pour l’un, tendre pour l’autre.

Jusqu’au dénouement, mais là, il faut lire.


Commentaires  (fermé)

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samedi 30 juin 2007 à 12h45, par  sylvain

C’est un livre assez bizarre, finalement. Des critiques, sur d’autres sites, y voient un livre drôle et léger, mais ce n’est pas cela qui m’a interpelé.

Amélie s’interroge visiblement sur les formes de l’amour des hommes.

Jérôme, le héros principal, est l’archétype de l’amour courtois, respectueux, tendre et passionné. Mais qui n’a rien amené de fort à Isabelle. Et dont la vie reste faite de petits riens.

L’autre, Textor, l’anti-héros pas excellence, a violé Isabelle, l’a aimé avec déraison, comme il aime la mauvaise nourriture (même en ce qui concerne le stade oral, il est mauvais), le mauvais goût, ennuyer les autres. Mais sa vie est passion, violence. On l’imagine certes en violeur, mais bon amant.

Et si, in fine, les deux sont le même homme, pourquoi un vrai amour total, violent et tendre, n’a pas pu émerger de ce personnage ? Amélie n’apporte pas de réponse, mais a minima s’interroge.

En ce qui concerne la forme, la narration très linéaire et basée sur des dialogues, est un peu pesante. Moins fluide que dans d’autres livres. C’est un bouquin à lire avec précaution, en fait, sûrement encore plus intimiste pour Amélie que "Stupeur" ou "Métaphysique", plus directement autobiographiques.

Mais à lire quand même, hein, fô pas rater un Nothomb.