Rainbows End

mardi 21 juillet 2009
par  sylvain
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Robert Gu était l’un des poètes majeurs du début du siècle. Mais, maintenant qu’on vient de le sortir de son alzheimer grâce à un traitement réjuvénateur révolutionnaire, il a 2 problèmes.

D’abord il a perdu sa facilité à assembler les mots. Ensuite, il lui faut tout réapprendre, la technologie s’étant beaucoup développée pendant les 5 ans de son "absence". Aussi, comme pas mal d’autres "jeunes vieux", il fréquente les bancs de l’université, et même pas dans les niveaux atteints par sa petite-fille Miri.

Aussi, dès qu’un espoir de retrouver ses capacités, même minime et à la limite de la légalité, se présente à lui, il le saisit à deux mains. Quitte à se retrouver mêlé à une sombre histoire de lutte contre un projet de numérisation désastreux.

Qui cache peut être autre chose, en fait, comme un projet de bio-ingénierie, qu’il faut protéger. Qui cache, encore pire, comme l’apparition d’un personnage disposant de pouvoirs étendus, notamment en terme de piratage informatique... Mais heureusement, celui-ci est doté d’un bon sens de l’humour.


Commentaires  (fermé)

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mardi 21 juillet 2009 à 15h07, par  sylvain

M. Vinge a effectivement pas mal d’imagination, et propose un monde très différent de notre monde usuel, tout en restant finalement une évolution assez naturelle des technologies disponibles aujourd’hui.

Et, en utilisant ces technologies, effectivement, les pouvoirs peuvent changer de main de façon très surprenante : l’armée, d’abord, avec ses moyens d’investigation et de recherche, est probablement le future gagnante de cette évolution. Tant qu’elle reste discrète et dans son rôle de protection de la démocratie, tout va bien. Si elle en sort, mais avec de bonnes intentions...

Mais tout pirate pouvant s’introduire dans les circuits de l’armée dispose alors de moyens que personne n’a jamais eu jusqu’à présent. La seule question restant devient : mais pour faire quoi ?

Le bouquin n’y réponds pas, il se contente d’illustrer ce que pourraient être les faces cachées et publiques d’événements graves, d’ici 50 ans.

Et c’est effectivement amusant. Le seul défaut est que le parti pris de style brouille l’expression, et que le résultat est "confus". C’est souvent le cas d’auteurs mineurs, qui masquent leur absence d’imaginaire sur les détails par cette confusion, mais on ne peut pas faire ce reproche à M. Vinge, ici, tout est imaginé jusqu’au détails. Dommage, en fait, cette façon d’écrire.

Cela rend un peu surprenant que ce bouquin ait eu les prix Hugo et Locus en 2007.

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