Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen

samedi 31 janvier 2009
par  sylvain
popularité : 1%

Pour ses 50 ans, ses ouailles offrent au pasteur Huuskonen, localement bien connu pour les libertés qu’il prends par rapport à la religion, un jeune ourson, dont là mère était morte dans des circonstances rocambolesques. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, le pasteur s’attache à l’ourson.

Ce qui finit de fragiliser les liens de son mariage. Son épouse demande, et obtient, le divorce. Dans le même temps, ses supérieurs, déjà bien remontés contre lui pour ses frasques habituelles, ne supportent plus ce nouvel engouement pour les ursidés, et décident de le mettre en congé, à demi-solde, de ses obligations religieuses. Voici donc le pasteur Huuskonen et son ours, seuls et abandonnés de tous, un peu chagrins et dépités, prêts à se lancer à la découverte du monde réel.

Et ils entament alors un grand périple, qui mènera géographiquement le pasteur et l’ours de la Russie au Sud de la Méditerranée, et plus prosaïquement le pasteur dans le lit de quelques conquêtes, à découvrir les joies du dressage de l’ours, surtout pour lui apprendre à dire la messe, et à s’intéresser enfin au sens de la vie, via la mise en cause des dogmes qu’il avait la charge de promouvoir...

Pour, in fine, revenir dans sa paroisse, lus riche d’un ours, d’une compagne de 30 ans plus jeune que lui, d’expériences inimitables, et de al découverte du sens réel de la vie...


Commentaires  (fermé)

Logo de sylvain
samedi 31 janvier 2009 à 13h12, par  sylvain

C’est facile à lire, amusant, et comme pour les autres livres de Paasilino, tout plein d’une sagesse nordique.

D’abord les relations hommes/femmes : probablement beaucoup de tendresse, assurément des relations charnelles, mais peu d’amour réel durable. Une bonne relation est une relation qui permet aux intérêts des chacun de converger. Elle se termine si les intérêts divergent, et ma foi, c’est bien comme cela. On retrouve cela aussi dans "Le lièvre de Vatanen".

Le goût de vivre est aussi abordé. Dans "Petits suicides entre amis", c’est le thème même du livre, là, c’est juste une aventure illustrée par plusieurs personnages, entre le raté qui a tout perdu en essayant de vendre des saunas au Sud de l’Europe et qui se suicide, le Capitaine de navire, qui ne cherche qu’à se noyer, soit en même temps que son navire, soit en retournant chez lui, et en utilisant la bière, et Huuskonen, qui retrouve le goût de vivre grâce aux autres humain(e)s, et s’aperçoit que c’est finalement écrit dans la Bible (comme tout le reste d’ailleurs).

Enfin, il règne une sorte de respect immanent pour la Nature, ses rythmes et sa dureté. Surtout la nature du grand Nord, qui désespère les gens au point de les rendre fous, mais qui donne aussi la force de vivre. Parfois dans l’horreur (notamment en Russie), ces périodes des désespoirs restant toujours suivies de périodes de renouveau et de gloire.

En conclusion, c’est très sympathique à lire, alors il ne faut pas hésiter.

Navigation

Mots-clés de l'article

Articles de la rubrique