Le jour des fous

mardi 21 février 2012
par  sylvain
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Ca a commencé en 1971. Un sorte de rayonnement solaire un peu nouveau, et des vagues de suicides. D’abord quelques milliers. En 1973, on avait passé le cap des 10 millions de suicides. Tous les normaux. Mais moins les bizarres.

Et vers 1975, la société civilisée s’est effondrée. Totalement. Sans retour, faute de personnel pour la proroger. Matthew n’en est pas réellement gêné, il s’est réfugié, seul, sur une ile intérieure, abrité dans une bâtisse dédiée aux amours coupables d’un nobliau mort depuis longtemps.

Sauf que la vie, dans les alentours, n’est plus qu’un lutte acharnée contre les chiens, les chats, les autres humains, et surtout les rats. Capables de manger un humain valide en mois de quelques minutes, ce sont maintenant les prédateurs du haut de la chaine alimentaire. Plus rien de normal, plus rien d’usuel.

Parfois, quand même, presque des morceaux de normalité qui reviennent. Comme Liz, par exemple, qu’il a sauvée des chiens, et qui veux le remercier en baisant, car elle ne sait faire que ça. Violée depuis sont plus jeune âge, mais survivante.

Peut être qu’avec quelques autres, ça pourrait suffire à faire un Adam et une Eve...


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mardi 21 février 2012 à 22h41, par  sylvain

Pas un space opera, juste un histoire de l’humanité un peu désespérée, le début du thème de l’écroulement de la civilisation. L’explication n’est pas recherchée dans le progrès technique, genre holocauste nucléaire, chimique ou écologique, mais juste par un phénomène tout ce qu’il y a de plus naturel et inexorable.

C’est d’ailleurs cela qui rends cet opus sympathique : une normalité qui part en vrille, totalement, juste parce que les humains n’arrivent pas à comprendre assez vite le mal qui les ronge. On peut appliquer cela à pas mal des catastrophes qu’on voit ces temps-ci, même si bien évidemment, nous n’avons pas encore vu la catastrophe finale.

Le simple fait de ne pas expliquer la cause, finalement, la rends plus crédible que dans les autres productions, postérieures, prédisant la fin de l’humanité.

Ensuite, c’est un peu longuet. L’homme est un loup pour l’homme, et remonter une société, quand il reste moins de un humain vivant par kilomètre carré, c’est compliqué. Certes.

In fine, c’est un livre au ton très libre (pour un écrit des années 1970), très cru en ce qu’il explique la fragilité des humains, et nouveau à l’époque. Mais on s’y ennuie quand même un peu, l’histoire d’amour prenant trop (à mon goût) le pas sur l’imaginaire.

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