Le Roi des Rats

jeudi 12 juillet 2007
par  sylvain
popularité : 17%

Saul vit seul avec son père, sa mère étant morte à sa naissance. Depuis son adolescence, le contact avec son père est rompu, mais la tendresse et le respect entre eux restent entiers.

Alors qu’il dormait dans son appartement, le père de Saul est défenestré. La police arrête Saul pour l’interroger. Celui-ci est rejoint dans sa cellule par un personnage particulier, qui le fait évader, puis se présente comme son oncle, le Roi des Rats.

Et Saul apprends à vivre comme un rat, facilement. Puis découvre que depuis plusieurs siècles, les rats se sont détournés de leur Roi. Depuis Hamelin et l’homme à la flûte, exactement, bien que celui-ci, le Seigneur de la Danse, n’ait pas réussi à faire disparaître tous les rats.

Et que Saul découvre que le Seigneur de la Danse ne souhaite qu’une chose : finir son travail, tuer le Roi des Rats. Qui, lui, ne souhaite qu’une chose, tuer le Seigneur de la Danse, avec l’aide de ses amis Anansi, le Roi des Araignées et Loplop, le Roi des Oiseaux. Pour enfin retrouver le respect de ses sujets les rats, qui le fuient depuis si longtemps.

Mais le Seigneur de la Danse est rusé et puissant. Et il parvient à détourner la créativité de Natascha, l’amie de Saul, pour créer une musique maléfique. Heureusement, la ligne de basse sera suffisamment forte pour que Saul échappe aux envoutements. Et ramène un peu de justice dans le monde des Rats.


Commentaires  (fermé)

Logo de sylvain
jeudi 12 juillet 2007 à 21h55, par  sylvain

Du grand Art. Je n’aime pas trop le style "fantastique", mais là, on a affaire à un sacré bouquin. Qui mèle contes, culture et politique de façon très surprenante.

D’abord la musique. La flûte qui envoûte, c’est classique, c’est le conte. C’est aussi le symbole du regard porté vers les "riches" par les "pauvres" du 19ème. La flûte comme symbole de la pureté, de la musique travaillée, par opposition au fifre et au pipeau, militaires et populaire (d’ou le sous-fifre, d’ailleurs). Et l’opposition, moderne, entre cette flute, et les basses, la musique tribale, celle qui prends aux tripes.
Cette opposition est utilisée en complément : la basse et les chants de flute rendent tous les danseurs esclaves de leurs sens, qu’ils soient humains, rats ou araignées. Londres, le creuset mythique ou "la haute" s’encanaille, ou la misère est terrible, mais finalement ou on peut voire une Lady Di dans les endroits les plus insolites, les plus populaires, voire dangeureux, sans que personne ne s’en offusque (ni qu’elle n’en meurre, d’ailleurs).

Puis le rapport entre un père de tous les jours, et un père biologique. Un père biologique fort, tentant, mais qui ne peux pas remplacer la tendresse de celui qui, tous les jours, a élevé le petit Saul. Et l’a initié à la politique, in fine.

Il y a encore beaucoup d’à peu près, dans ce livre, il paraît que les opus suivants de cet auteur sont mieux. Mais, déjà, quel pied.

Navigation

Mots-clés de l'article

Articles de la rubrique